| Olympia, L' (salle de spectacle) | Format lecture | ||||
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| 3. | L’ère Coquatrix |
Nouveau locataire des lieux, à partir de 1952, Bruno Coquatrix poursuit pendant encore deux ans l’activité cinématographique — attractions comprises — avant de rendre l’Olympia à sa vocation de music-hall. La nouvelle salle est inaugurée le 5 février 1954, avec en vedette Lucienne Delyle et, en première partie, un débutant qui va « casser la baraque » : Gilbert Bécaud, alias « Monsieur 100 000 volts ».
Compositeur et chef d’orchestre reconnu, Bruno Coquatrix (par ailleurs déjà directeur de la Comédie-Caumartin) allie un flair et un sens stratégique extraordinaires, l’incitant à engager le débutant Brassens dès le second spectacle et la vedette Trenet deux mois plus tard. Premiers succès qui, au bout de quelques mois à peine d’existence, amènent au nouveau music-hall un prestige sans égal.
Jusqu’en 1973, la salle au rideau et aux fauteuils rouges cultive sa programmation de « grand music-hall », avec des éléphants, des phoques ou des fakirs en première partie des chanteurs ; mais, ces derniers n’appréciant pas toujours ces attractions visuelles, vient bientôt le temps de la formule du récital. Si les plus grands artistes français ou étrangers sont passés par là, de Damia à Francis Cabrel, de Louis Armstrong aux Beatles, certains moments privilégiés marquent plus particulièrement les mémoires : les « adieux de Paris » à Joséphine Baker, le délire des concerts de Bécaud ou de Sidney Bechet, les débuts triomphants de Johnny Hallyday, les dernières « premières » de Piaf, ou l’émouvante dernière de Brel, en octobre 1966.