| hooliganisme | Format lecture | ||||
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| 4. | Principaux événements liés au hooliganisme |
De nombreux événements meurtriers sont survenus dans différents stades du monde. En 1967, au Pérou, des émeutes suivies d’un incendie font 320 morts à Lima. La même année, en Turquie, 40 personnes sont tuées lors d’une rencontre locale, la plupart à coups de couteaux. En Angleterre, le premier décès dans un stade a lieu en 1974 à Blackpool.
Mais c’est le drame du stade du Heysel, à Bruxelles, en 1985, lors d’un match retransmis en direct à la télévision, qui a fait prendre conscience au grand public de la gravité d’un mal qui a déjà fait des centaines de morts : avant le coup d’envoi de la finale de Coupe d’Europe opposant Liverpool à la Juventus de Turin, les supporters anglais agressent les supporters italiens. Les affrontements font 39 morts (dont 37 dans le camp italien), pour la plupart étouffés contre les grilles du stade. Cet événement est toutefois le point de départ d’un recul du hooliganisme. Les clubs anglais, par mesure répressive, sont exclus des Coupes européennes pendant cinq ans et la police britannique mène dès lors une lutte efficace contre ses hooligans, créant un fichier des agitateurs les plus violents.
Certains événements ont conduit par ailleurs à faire l’amalgame entre violence et phénomènes de foule. Ainsi attribue-t-on souvent à tort au hooliganisme le drame de Sheffield qui a fait 95 morts en 1989, alors que ce drame est en fait dû à un grave défaut d’organisation, les responsables du stade ayant fait entrer 4 000 spectateurs sans billet dans une tribune grillagée, bondée et privée d’issues de secours.
Enfin, en 1998, l’agression sauvage d’un gendarme par un jeune Allemand, en marge d’une rencontre de Coupe du monde à Lens, a relancé le débat sur la sécurité — interdiction de toute consommation d’alcool, installations de caméras, etc. — dans et aux abords des stades.