Feuillants
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3. Les Feuillants, partisans d’une monarchie constitutionnelle

Confirmant leur attachement à la Constitution — adoptée en septembre 1791 et acceptée par le roi — tout en reprenant le projet de 1789 « point de réaction, plus d’insurrection », les Feuillants choisissent la modération, position alternative entre les revendications des monarchistes intransigeants et celles des démocrates radicaux. Bien que minoritaires à l'Assemblée législative qui se réunit à partir du 1er octobre 1791, ils bénéficient un temps de l’appui des modérés et des indécis. Mais rapidement, ils perdent leur influence au profit du club des Jacobins, au sein duquel s'affirme de plus en plus l'autorité de Maximilien de Robespierre. Notamment, la question de la guerre contre les monarchies étrangères affaiblit considérablement le club des Feuillants : espérant parvenir au pouvoir à la faveur d'une aventure militaire, les partisans de La Fayette se prononcent pour la guerre alors que ceux de Lameth refusent tout conflit risquant d'attiser l'incendie révolutionnaire à l’intérieur.

Au printemps 1792, l'Assemblée législative d’influence jacobine vise directement le club en interdisant à toute société de se réunir au couvent des Feuillants. Identifié à la royauté, le club des Feuillants disparaît après la chute de la monarchie, le 10 août 1792.