parnassiens
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parnassiens
3. Principes esthétiques et postérité

Ces poètes « parnassiens » étaient baptisés ainsi du nom de la revue de Catulle Mendès le Parnasse contemporain, « recueil de vers nouveaux » qui exista entre 1866 et 1876, et où des auteurs aussi divers que Théophile Gautier, José Maria de Heredia, Théodore de Banville, Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé, François Coppée ou Paul Verlaine publièrent leurs poèmes.

Réunis autour du poète Leconte de Lisle, les Parnassiens refusaient une poésie de l’expression, de l’effusion des sentiments et privilégiaient en revanche l’innovation formelle (le travail sur la versification, le mètre, la strophe), allant de pair avec la recherche de la perfection formelle (recherche d’une perfection technique) ; sur le plan thématique, ils préconisaient le recours à l’érudition, au savant, à l’étrange, à l’archaïque, l’antique ou l’exotique. Malgré l’affirmation de ces principes communs, le Parnasse ne fut pas à proprement parler une école, et chaque poète garda une identité fortement marquée.

Si ses réalisations péchèrent parfois par leur obscurité ou par la gratuité de leur virtuosité, le mouvement du Parnasse représente une étape importante dans l’histoire de la littérature du XIXe siècle ; il vaut en effet par sa descendance immédiate, les poètes insolents du groupe « zutiste » animé par Charles Cros, d’une part, et d’autre part quelques-uns des grands poètes modernes français, en particulier Baudelaire, Mallarmé, Verlaine, eux-mêmes initiateurs du symbolisme. Voir Poésie.