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Vigée-Lebrun, Élisabeth (1755-1842), peintre français, célèbre pour ses portraits « sensibles », dont ceux de Marie-Antoinette.
Née à Paris, fille du peintre Louis Vigée, élève de Doyen, de Vernet et de Greuze, Élisabeth Vigée épouse en 1776 un marchand de tableaux renommé, Jean-Baptiste Lebrun. Son premier portrait de la reine, en 1778, lui apporte une gloire immédiate : elle devient dès lors la portraitiste attitrée de Marie-Antoinette (Portrait de la reine en grand habit, 1783, musée de Versailles ; Portrait de Marie-Antoinette et de ses enfants, 1787, musée de Versailles) et des dames de la cour (la Princesse de Polignac, 1783, Waddeston Manor).
Reçue à l’Académie en 1785, elle mène une vie brillante et mondaine. Son style, d’abord influencé par Rubens, s’oriente peu à peu vers le néoclassicisme de David, sans pour autant perdre son inspiration de type rousseauiste et son aspect sensuel un peu précieux. Réfugiée à l’étranger pendant la Révolution française, elle fréquente les cours d’Italie, d’Autriche et de Russie. De retour en France en 1802, elle se consacre à partir de 1810 à la peinture de paysages.
Ses Souvenirs, publiés de 1835 à 1837, offrent un point de vue original sur la vie culturelle de son époque. Son autoportrait, Mme Vigée-Lebrun et sa fille (1786, musée du Louvre, Paris), est l’un de ses plus célèbres tableaux.