| rime | Format lecture | ||||
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| 3. | La rime et le jeu |
La rime est une esquisse de calembour, en cela elle est moins une contrainte qu'un « élément d'aventure et de fantaisie » (Claudel).
La rime minimale est la reprise d'une voyelle et de sa suite consonantique. S'il n'y a pas de consonne après la voyelle, la rime est dite « pauvre » (nue / cohue).
S'il y a une consonne après la voyelle, la rime est dite « suffisante » (extase / gaze).
Au-delà, la rime est dite « riche » (les définitions de la rime riche varient), mais on précise qu'elle est double ou léonine si elle porte sur deux syllabes (vendu / pendu).
La rime équivoquée est un jeu de mots à la rime, chéri par les Grands Rhéthoriqueurs (sous France / souffrance). Dans l'holorime, cas limite de la rime, les sons à la rime envahissent le vers entier :
Galamment de l'arène à la tour Magne à Nîmes
(Hugo).
On appelle rime batelée un cas très particulier de rime, dans lequel les sons à la césure du vers 1 font écho à ceux de la rime du vers 2 (et réciproquement), ce qui crée un vertige en abolissant la distinction entre fin du vers et césure :
La chevelure ondule au gré de la caresse
(Valéry).