| alexandrin | Format lecture | ||||
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| 3. | Structure |
L'alexandrin est un vers de douze syllabes, qui sont divisées en deux groupes de six syllabes (les deux hémistiches) séparés par une coupe centrale (la césure). La dernière syllabe de chaque hémistiche est marquée par un accent (obligatoire), mais chaque hémistiche peut être rythmé en d'autres endroits par des accents secondaires (ou accents mobiles). Il y a le plus souvent deux accents secondaires, sur un rythme inégal et binaire (2-4 ou 4-2) ou égal et ternaire (3-3), ce qui donne neuf modèles par combinaison (3-3/2-4 , 3-3/4-2, etc.).
Le même vers peut se lire de différentes façons selon le choix des accents mobiles :
Le char / me inattendu // d'un bijou ro / se et noir (Baudelaire).
D'autres rythmes sont possibles. C'est par exemple le cas lorsque le sens du vers invite à placer l'accent mobile sur la première syllabe :
Le vers peut inviter à multiplier les accents mobiles en jouant avec les e muets prononcés (qui ne peuvent être accentués) :
Un enjambement efface parfois la césure :
À la limite, le vers n'apparaît plus comme composé de quatre mais de trois séquences. Ce sont surtout les romantiques qui ont tiré parti de ce type de vers, appelé pour cela trimètre romantique :
Voir aussi Versification.