| vaudeville | Format lecture | ||||
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| 3. | Héritage |
Après Georges Feydeau, le genre s’étiole laissant la place au théâtre de Boulevard. On trouve également une variante du vaudeville dans l’accompagnement de saynètes ou de parodies d’opéra par des chansons ; c’est une sorte d’opéra bouffe ou d’opérette avant la lettre, inaugurée dans les années 1850 par le compositeur loufoque Florimond Ronger, dit Hervé (Mam’zelle Nitouche, 1883).
Au xixe siècle, dans les pays anglo-saxons, le terme de vaudeville est employé pour désigner un spectacle à base de numéros exécutés par toutes sortes d’artistes : comédiens, musiciens, acrobates, jongleurs, prestidigitateurs, montreurs d’animaux. Puis le vaudeville évolue peu à peu vers une forme musicale, sous l’influence du music-hall britannique et des spectacles de bars ou de saloons. Dans les années 1850 et 1860, ce genre connaît un grand succès, en partie dû à des effets grivois qui lui réservent plutôt les faveurs d’un public masculin.
Un universitaire danois, J. L. Heiberg, introduit pour sa part le vaudeville (inspiré également des Singspiele germaniques) en Scandinavie avec sa première pièce le Roi Salomon et Georges le chapelier (1825) et son essai Du vaudeville considéré comme une forme dramatique (1926). Le genre s’étend alors aux pays voisins, en Suède et en Norvège.