Gorbatchev, Mikhaïl
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Gorbatchev, Mikhaïl
2. L’ascension d’un parfait apparatchik

Né à Privolnoïe (région de Stavropol, Russie) dans une famille paysanne, Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev suit des études d'avocat à Moscou et adhère au Parti communiste de l’Union soviétique (PCUS) en 1952. De retour à Stavropol, il épouse une étudiante en philosophie, Raïssa Titorenko, et gravit les échelons du parti. Chef de département en 1955, puis premier secrétaire du Konsomol de la ville et la région (1956), il devient responsable régional des cadres du parti en 1962. Dans ces fonctions, et grâce à une formation d'agronome acquise sur le tard (1967), il parvient à surmonter avec succès la crise agraire, catastrophique, due à la sécheresse de 1968. Dès lors, sa carrière devient nationale.

Élu au Soviet suprême en 1970, siégeant auprès de la Commission pour l'environnement et au Comité central du PCUS en 1971, il entre au Comité central, pour l'agriculture (1978), et devient le protégé de Iouri Andropov, dont l'influence lui assure un siège au Politburo en 1980.

Lorsque, en 1982, Andropov succède à Leonid Brejnev à la tête du PCUS, Gorbatchev est son second. En 1984, à la mort d'Andropov, il s'affirme comme le deuxième personnage politique d'Union soviétique, derrière Konstantin Tchernenko. Lorsque ce dernier meurt, en 1985, Gorbatchev devient secrétaire général du parti (11 mars). Il initie aussitôt d’audacieuses réformes pour lesquelles il bénéficie, à partir de 1988, de ses prérogatives de président du Praesidium du Soviet suprême, succédant à Andreï Gromyko.

Mais Gorbatchev hérite d’un pays en crise. L’URSS reste une grande puissance, affaiblie cependant par son économie de pénurie et par la guerre d’Afghanistan, gênée par la montée des mouvements de contestation dans le bloc soviétique et par le recul de son influence sur le tiers-monde.