| Talbot, William Henry Fox | Format lecture | ||||
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| 2. | Des premiers essais à la course à l’invention |
Né à Lacock Abbey (Wiltshire, Angleterre), William Henry Fox Talbot acquiert dès 1822 une camera lucida, ou « chambre claire » — machine à dessiner grâce à laquelle un sujet est reflété sur une feuille de papier par un système de miroirs. Féru de botanique, il se passionne pour les différentes plantes qu’il peut trouver en Angleterre.
À son retour d’Italie en 1834, il entame des recherches concernant la sensibilité du nitrate d’argent à la lumière, et parvient à fixer sur une feuille de papier sensibilisée des empreintes de plantes et de dentelles en valeurs inversées, qu’il appelle « dessins photogéniques » (photogenic drawings).
En 1835, il insère cette fois une feuille de papier sensibilisée dans une camera obscura (« chambre noire ») de format réduit que son épouse nomme « souricière ». Ses premières images, également en négatif, montrent l’encadrement d’une des fenêtres de Lacock Abbey (Fenêtre grillagée de Lacock Abbey, 1835). Elles sont de taille minuscule et présentent des formes floues émergeant de la pénombre. Déçu par leur qualité, il délaisse durant quelques années ses travaux pour ne les reprendre qu’à la fin de l’année 1838.
Entre-temps, Hippolyte Bayard et Jacques Daguerre mettent au point deux procédés photographiques. Daguerre, le premier, dévoile son « daguerréotype » à l’Académie des sciences au tout début de l’année 1839. Talbot comprend alors l’intérêt de ses propres découvertes et décide d’en revendiquer l’antériorité. Le 31 janvier, il présente son procédé de photographie sur papier devant la Royal Society de Londres, puis fait parvenir ses images à la presse et à l’Académie des sciences de Paris. Mais le procédé de Talbot est écarté — comme celui de Bayard — au profit de celui de Daguerre.