Talbot, William Henry Fox
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Talbot, William Henry Fox
3. La mise au point du calotype
1. Un procédé de reproduction multiple

Talbot ne se décourage pas et, à l’automne 1840, met au point un nouveau procédé négatif / positif : à partir d’une image négative, obtenue dans la chambre noire puis révélée par le développement, il peut tirer plusieurs épreuves positives ; la photographie bascule ainsi dans l’ère de la reproduction multiple. En utilisant l’acide gallique, qui accélère la révélation, il invente l’image dite latente (qui demeure cachée et n’apparaît qu’après avoir été enduite d’une solution chimique), ce qui lui permet de réduire considérablement le temps de pose et de dissocier la prise de vue des opérations ultérieures. Il baptise son invention le « calotype » (du grec kalos « beau » et typos « empreinte »), plus tard renommé talbotype.

2. Succès et déclin du procédé

Talbot protège son invention par plusieurs brevets dès 1841, ce qui en freine la diffusion. Plus léger et maniable que le daguerréotype, le calotype est cantonné à diverses applications : photographie d’extérieurs, de voyage ou nature morte. C’est en Écosse que la technique (où elle est libre de droit) connaît sa première éclosion, entre 1840 et 1850. En France, Hippolyte Bayard en est l’un des rares adeptes, et sans doute le meilleur praticien. Revu et corrigé par Louis Désiré Blanquart-Évrard, le calotype est adopté, à partir de 1847, par Charles Nègre, Henri Le Secq, Charles Marville, Gustave Le Gray ou Maxime Du Camp. Sous la pression de ses amis, Talbot accepte de lever certains brevets en 1852. Le calotype continue à être utilisé jusqu’en 1855, avant de décliner inexorablement.