| Révolutions de 1848 | Format lecture | ||||
| Dans le menu Fichier, cliquez sur Imprimer. | |||||
| 2. | Des revendications diverses |
Sur un plan politique, la bourgeoisie et une certaine noblesse exigent la création de gouvernements constitutionnels, aux dépens des monarchistes absolutistes en place. Dans le souvenir d’une crise économique à peine finissante, les ouvriers et paysans, essentiellement en France, entrent pour leur part en rébellion contre l’exploitation capitaliste — en particulier celle des gros propriétaires fonciers ; leur intervention donne une coloration sociale à la crise.
D’un point de vue général, ce séisme d’échelle continentale remet en cause l’ordre établi au cours du congrès de Vienne (1815), qui a redessiné la carte de l’Europe sans tenir compte des spécificités nationales, en particulier dans les Balkans et en Europe centrale. La secousse du « Printemps des peuples » traverse l’Europe des Empires (se faisant ressentir jusqu’en Grande-Bretagne) et témoigne ainsi d’une de ses principales caractéristiques : le réveil des nationalités qui exigent leur autonomie (tels les Polonais, Allemands, Italiens, Tchèques, Slovaques, Hongrois, Croates, Roumains, etc.).