classification périodique
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classification périodique
2. Historique

Au début du XIXe siècle, les scientifiques pouvaient déterminer les masses atomiques relatives des éléments connus. Pour ce faire, ils utilisaient les découvertes qui avaient solidement établi la théorie atomique de la matière. Au cours de cette période, les progrès réalisés en électrochimie par les chimistes anglais sir Humphry Davy et Michael Faraday conduisirent à la découverte de nombreux autres éléments. En 1829, un nombre suffisant d'éléments étaient connus : le chimiste allemand Johann Wolfgang Döbereiner observa que certains éléments ayant des propriétés très proches formaient des triades ou groupes de trois éléments. On peut citer les triades : chlore, brome et iode, ou calcium, strontium et barium, ou soufre, sélénium et tellure, ou fer, cobalt et manganèse. Cependant, du fait du nombre limité d'éléments connus et de la confusion entre les masses atomiques et les masses moléculaires, les chimistes ne saisissaient pas l'importance des triades de Döbereiner.

En 1859, la mise au point du spectroscope par les physiciens allemands Robert Wilhelm Bunsen et Gustav Robert Kirchhoff, rendit possible la découverte de nombreux autres éléments (voir spectroscopie). En 1860, au premier Congrès international de chimie, le chimiste italien Stanislao Cannizzaro expliqua que certains éléments, tels que l'oxygène, forment des molécules diatomiques. Cette découverte permit finalement aux chimistes d'établir une liste consistante des éléments.

Toutes ces découvertes relancèrent l'intérêt pour l'étude des corrélations entre les propriétés des éléments. En 1864, le chimiste britannique John A.R. Newlands établit le classement des éléments dans l'ordre croissant des masses atomiques, et remarqua qu'un groupe donné de propriétés se retrouve tous les huit éléments. Il appela cette répétition périodique la loi des octaves, par analogie avec les gammes musicales. La découverte de Newlands ne parvint pas à impressionner ses contemporains, probablement parce que la périodicité observée était limitée à un petit nombre d'éléments connus.