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Un homme d’État de stature internationale |
De même que sa politique de laïcisation et de modernisation de l’État, profondément novatrice, lui vaut un rayonnement international, le président tunisien ne manque pas de se distinguer sur le terrain de la politique étrangère. Hostile au panarabisme égyptien, il fait cependant entrer la Tunisie dans la Ligue arabe en 1958, mais en lui conférant une position très modérée. Si, au lendemain de l’indépendance, les relations entre la France et son ancien protectorat sont sujettes à des conflits sporadiques, notamment en raison du soutien apporté par la Tunisie aux nationalistes algériens ou lors de l’évacuation de la base navale de Bizerte, en 1961, elles s’améliorent considérablement lorsque Bourguiba s'affirme comme un partisan de la coopération avec l'Occident et de la paix au Proche-Orient. Le discours historique qu’il prononce à Jéricho, en Cisjordanie, en 1965, dans lequel il préconise la normalisation des rapports avec Israël, lui vaut l’hostilité de l'Égypte de Nasser. Par la suite, toutefois, la nécessité de resserrer les liens avec les pays arabes l’emporte. Après que Bourguiba condamne les accords de Camp David (1978), Tunis devient le siège de la Ligue arabe en 1979, puis celui de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) en 1982. Ce choix panarabe ne remet cependant pas en cause les bonnes relations de la Tunisie avec ses partenaires occidentaux.
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