carbonarisme
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carbonarisme
3. L’hostilité au despotisme

Antibonapartistes, les premiers carbonari s’organisent à partir de 1808 dans le royaume de Naples, contre le gouvernement français de Joachim Murat. Le mouvement essaime ensuite vers l’Italie centrale, notamment dans les États pontificaux annexés par Napoléon en 1809. À la fin de l’aventure napoléonienne, lorsque la restauration monarchique est virulente dans toute la péninsule, le carbonarisme s’en prend aux autorités autrichiennes qui soutiennent les régimes absolutistes. Parallèlement, il précise sa revendication indépendantiste.

Les carbonari passent à l’action à Naples (juillet 1820) et dans le Piémont (mars 1821), encouragés par l’héritier au trône, Charles-Albert de Savoie-Carignan. Ces soulèvements révolutionnaires sont sévèrement réprimés par les troupes autrichiennes et de nombreux agitateurs sont condamnés : l’expérience des cachots de Spielberg inspire à l’écrivain patriote Silvio Pellico son ouvrage majeur Mes prisons (1832), ouvrage qui participe à la diffusion des idéaux du mouvement. Malgré l’échec de la vague révolutionnaire de 1820-1821, lié à une vision élitiste de la politique, le carbonarisme marque les esprits et favorise l’implantation d’un sentiment unitaire chez de nombreux Italiens.