| Renaissance | Format lecture | ||||
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| 2. | Les préludes médiévaux |
Le mouvement culturel de la Renaissance cherche effectivement à se libérer des valeurs médiévales issues du système féodal et de la pensée dominante de l’Église.
Cependant, les mille ans précédant la Renaissance sont féconds en progrès. C’est grâce aux scriptoria (ateliers de copistes) des monastères médiévaux que les œuvres d’auteurs latins comme Virgile, Ovide, Cicéron et Sénèque ont été conservées. De même, le système juridique actuel de l’Europe continentale trouve son origine dans le développement du droit civil et du droit canon aux xiie et xiiie siècles. En théologie, les traditions médiévales de la scolastique — notamment la pensée de saint Thomas d’Aquin (mort en 1274), celle de Jean Scot (mort vers 877) et celle de Guillaume d’Occam (mort vers 1350) — se poursuivent à la Renaissance ; le platonisme et l’aristotélisme médiévaux inspirent également la pensée philosophique. Les progrès dans les disciplines mathématiques, y compris l’astronomie, doivent beaucoup à leurs précédents médiévaux. En médecine, les universités de Salerne (Italie) et de Montpellier (France) se sont imposées au Moyen Âge comme centres renommés de la recherche médicale.
La Renaissance est avant tout un phénomène urbain, issu en grande partie des villes d’Italie du Centre et du Nord, telles Florence, Ferrare, Milan, Rome et Venise.