Cordeliers
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3. Radicalisation et scission du club

Après cette date historique, les plus extrémistes des membres, dirigés par Jacques René Hébert et Pierre Gaspard Chaumette, s’imposent au sein des Cordeliers ; Hébert, porté au Conseil général de la Commune, devient substitut du procureur syndic Chaumette. Le groupe se divise alors entre « hébertistes » ou « enragés » et « indulgents ».

Hébertistes et enragés sont partisans d’une dictature de la Commune insurrectionnelle de Paris, défendent l’idée d’une déchristianisation de la société et militent pour la guerre révolutionnaire contre les monarchies étrangères. Ils contribuent, lors des journées d’émeutes du 31 mai au 2 juin 1793, à la chute du gouvernement girondin et à la proscription de ses membres. Extrémistes, ils poussent ensuite au renforcement du régime de Maximilien de Robespierre, ce que contestent les indulgents (dont fait partie Georges Danton).

Après l’assassinat de Marat (13 juillet 1793), les hébertistes se radicalisent encore ; se félicitant que la Terreur soit passée à l’ordre du jour (septembre), ils poussent les Conventionnels montagnards à adopter la loi des suspects — qui condamne à mort les « ennemis » du gouvernement révolutionnaire (17 septembre) — ainsi que la loi du maximum général, taxant les produits de première nécessité et bloquant les salaires (29 septembre).