Mendès France, Pierre
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Mendès France, Pierre
3. L’entrée en Résistance

Sous-secrétaire d’État au Trésor dans le second gouvernement Blum, de mars à avril 1938, mobilisé comme lieutenant d’aviation en 1939, il fait partie des parlementaires qui s’embarquent à bord du Massilia, quelques jours après l’armistice de juin 1940, pour continuer la guerre depuis l’Afrique du Nord. Arrêté et condamné par les autorités de Vichy pour désertion, il s’évade en 1941, rejoint le général de Gaulle à Londres en février 1942 et intègre les Forces aériennes françaises libres.

Commissaire aux Finances au sein du Comité français de libération nationale (CFLN) en 1943, il est nommé ministre de l’Économie nationale du gouvernement provisoire de la République française (GPRF) formé en juin 1944, et, à ce titre, représente la France à la conférence de Bretton-Woods. Il démissionne le 5 avril 1945, à la suite d’un désaccord avec de Gaulle et René Pleven, ministre des Finances, au sujet de la politique en matière de lutte contre l’inflation — son plan d’austérité prévoyant un retrait des billets en circulation afin de stériliser les profits du marché noir avait été refusé, de Gaulle l’ayant estimé indéfendable, les restrictions continuant de faire sentir leurs effets. Peu après, l’engagement public de Mendès France en faveur du « non » au référendum de 1945 (équivalant à se prononcer pour le maintien de la IIIe République) signe une rupture définitive entre ces deux personnalités d’exception, dont les caractères s’accordent mal.