| Charles VI | Format lecture | ||||
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| 3. | L’empereur germanique |
En 1711, Charles prend la succession de son frère Joseph Ier à la tête du Saint Empire. Deux ans plus tard, il édicte la pragmatique sanction pour assurer la succession de sa fille, Marie-Thérèse, dans l’éventualité où celle-ci mourrait sans laisser d’héritier mâle. En 1716, Charles VI s’engage dans une guerre victorieuse contre les Turcs ottomans, menée par le prince Eugène de Savoie. Par le traité de Passarowitz qui met fin au conflit (1718), les Turcs cèdent à Charles VI une partie de la Serbie et de la Valachie. En 1733, Charles se laisse entraîner dans la guerre de Succession de Pologne, dont il sort vaincu. Le traité de Vienne (signé en 1735, ratifié en 1738) contraint Charles VI à abandonner à l’Espagne les royaumes de Naples et de Sicile en échange des duchés de Parme et de Toscane. À l’issue d’une seconde guerre contre l’Empire ottoman (1737-1739), Charles perd la majeure partie des territoires gagnés en 1718.
À sa mort, l’accession au trône de sa fille Marie-Thérèse, conformément à la pragmatique sanction, déclenche la guerre de Succession d’Autriche.