Philippe VI de Valois
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Philippe VI de Valois
2. Une succession difficile

Fils de Charles de Valois et de Marguerite de Sicile, neveu de Philippe IV le Bel et petit-fils de Philippe III, Philippe de Valois est nommé régent au mois de février 1328, à la mort de son cousin germain, Charles IV, dernier des Capétiens directs, dont l’épouse est enceinte. Lorsque cette dernière accouche d’une fille, le 1er avril 1328, se pose le problème de la succession au trône de France.

Philippe de Valois se voit opposer deux autres candidats : Philippe d’Évreux, petit-fils de Philippe III, qui réclame l’héritage pour le compte de son épouse (Jeanne, fille de Louis X), et Édouard III, roi d’Angleterre, petit-fils de Philippe IV par sa mère, Isabelle de France. Réunis le 8 avril, les barons, sensibles au fait que seul Philippe de Valois est un prince français, réutilisent l’argument selon lequel « femme ne succède pas au royaume de France », déjà évoqué lors de la succession de Louis X, pour le porter au pouvoir. Sacré à Reims à la fin du mois de mai, Philippe VI, désireux d’éviter toute contestation future, cède en dédommagement la Navarre à Philippe d’Évreux et à son épouse, mais se fait reconnaître la possession de la Champagne.

Dès le mois de juin, le nouveau roi, sollicité par son vassal Louis de Nevers, comte de Flandre, en butte à une révolte des bourgeois flamands, convoque l’ost pour le 22 juillet, et remporte en août la victoire de Cassel, qui fait beaucoup pour asseoir son prestige. Dès le début de son règne, cependant, il est confronté à l’hostilité d’Édouard III, antagonisme à la source d’un conflit séculaire.