Consulat
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Consulat
2. Le coup d’État du 18 brumaire

En 1799, le régime du Directoire est usé. Menacés à droite par l’opposition monarchiste et à gauche par l’opposition jacobine, les directeurs ne se sont maintenus au pouvoir que par une série de coups de force. Au cours de l’été 1799, les directeurs Paul Barras et surtout Emmanuel Joseph Sieyès craignent d’être éliminés par la nouvelle majorité jacobine. Sieyès songe alors à un nouveau coup de force. Il fait appel au général Bonaparte, tout juste débarqué d’Égypte.

Le 18 brumaire (9 octobre 1799), Bonaparte est nommé commandant des troupes à Paris. Les deux assemblées — le Conseil des Cinq-Cents présidé par son propre frère Lucien, et le Conseil des Anciens — sont transférés à Saint-Cloud. Le 19 brumaire, grâce à l’action énergique de Lucien Bonaparte, les députés, sous la menace de l’armée, votent la suppression du Directoire et son remplacement par trois consuls : Sieyès, Roger Ducos et le général Bonaparte, qui est nommé Premier consul — les deux autres sont rapidement remplacés par Jean-Jacques Cambacérès et Charles-François Lebrun. Enfin, le 13 décembre 1799, la Constitution de l’an VIII est soumise pour ratification aux Français, qui approuvent le fait accompli par un plébiscite en faveur du coup d’État.