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| 3. | La mise en place d’un gouvernement très centralisé |
Dès son arrivée au pouvoir, Bonaparte annonce son intention de mettre un terme aux troubles révolutionnaires : « Je ne serai pas l’homme d’un parti », annonce-t-il au lendemain du coup d’État. Son premier souci est de donner au pays des institutions fortes et stables.
Le pouvoir législatif est partagé entre deux assemblées : un Tribunat de cent membres et un corps législatif de trois cents membres. Mais ces chambres n’ont guère de pouvoir. L’initiative des lois revient au gouvernement et les députés n’ont pas le droit d’amender les projets gouvernementaux. Une troisième assemblée, le Sénat, nomme les membres des deux autres assemblées et joue le rôle de gardien de la Constitution.
Le pouvoir exécutif, apparemment réparti entre les trois consuls nommés pour dix ans, revient en fait au Premier consul, qui décide de la paix et de la guerre, propose et promulgue les lois, nomme les ministres et les fonctionnaires.
L’organisation du gouvernement et de l’administration renforce encore la puissance du Premier consul. Bonaparte crée en effet un Conseil d’État chargé de préparer les lois. À la tête des administrations, les conseillers d’État deviennent les agents directs du Premier consul, qui rétablit par ailleurs la centralisation administrative en créant dans chaque département un délégué du gouvernement, le préfet.
Ainsi, malgré le caractère autoritaire du nouveau régime, la surveillance étroite de l’opposition et la censure, l’efficacité de cette nouvelle administration se traduit surtout par le retour à l’ordre après des années de troubles.