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| 4. | Le retour à la paix civile |
Dès le lendemain du coup d’État, Bonaparte affirme sa volonté d’être au-dessus des partis. Il accueille dans son gouvernement d’anciens terroristes comme Joseph Fouché, aussi bien que d’anciens royalistes. Les proscrits, les prêtres réfractaires et les émigrés sont invités à rentrer en France. Il obtient enfin la fin du soulèvement vendéen et rétablit ainsi la paix civile.
Dans le même temps, il entreprend de restaurer la confiance des milieux d’affaires en assainissant le Trésor et l’administration fiscale. En 1800, il favorise la création de la Banque de France qui obtient, en 1803, le monopole de l’émission des billets de banque. Enfin, le 7 germinal an XI (27 mars 1803), est créé le franc-germinal, une monnaie stable, dont la valeur (5 grammes d’argent pour un franc) ne change plus jusqu’à la Première Guerre mondiale.
Dans le domaine religieux, Bonaparte choisit également le retour à la conciliation : « J’ai été mahométan en Égypte, dit-il, je serai catholique ici pour le bien du peuple. » Le Concordat, signé le 15 juillet 1801 avec le pape, reconnaît la religion catholique comme celle de la majorité des Français. Évêques et curés sont désormais rémunérés par l’État. En revanche, les ventes de biens du clergé pendant la Révolution sont déclarées irrévocables.