pontificaux, États
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pontificaux, États
3. Les États pontificaux sous suzeraineté

Le besoin d’assurer la reconnaissance du domaine aux yeux des puissances occidentales oblige les papes successifs à s’allier aux souverains voisins. C’est ainsi que Charlemagne et Othon Ier (comme leurs héritiers) sont à leur tour sacrés en échange d’une protection sur les États de l’Église. À partir du xie siècle, la papauté cherche à se dégager du joug de ces suzerainetés : le pape Nicolas II limite l’intervention de l’empereur dans les élections pontificales à une simple confirmation de vote (1059) tandis que Grégoire VII s’engage dans une lutte ouverte contre le Saint Empire romain germanique (voir querelle des investitures). De l’ingérence de l’empire dans les affaires des États pontificaux naissent bientôt deux factions, les Guelfes et Gibelins, remettant à jour le conflit (voir lutte du Sacerdoce et de l’Empire).