Gide, André
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Gide, André
5. Le découvreur

En 1908, Gide fonde avec, notamment, Jacques Copeau, André Ruyters et Jean Schlumberger, la Nouvelle Revue française (N.R.F.), qui va jouer un rôle essentiel dans la vie culturelle de l’époque. Dans le sillage de la N.R.F. est créée la maison d’édition Gallimard — du nom de son fondateur. Gide contribue largement à faire connaître de nombreux auteurs — Dostoïevski, Tagore, Michaux. Son talent de découvreur est certain, même si on a pu lui reprocher d’avoir refusé en 1912 de publier Proust sans même l’avoir lu, sur la simple réputation mondaine de ce dernier. Son œuvre de critique (Prétextes, 1903, Nouveaux Prétextes), ses traductions (de Tagore par exemple) et sa correspondance avec de nombreux écrivains (son ami Roger Martin du Gard, mais aussi avec Paul Claudel, Francis Jammes) en attestent.

Parallèlement, Gide continue à publier. Les Faux-monnayeurs (1926), son seul « roman », constitue une réflexion sur la création littéraire et sur les postures morales de l’époque.