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Le poète galant |
La carrière littéraire de Pope commence en 1704, quand le dramaturge William Wycherley, enthousiasmé par sa poésie, l’introduit dans le tout-Londres littéraire, où il est accueilli comme un prodige. Il se fait remarquer en premier lieu en 1709, grâce à la publication de ses Pastorales (Pastorals). Vient ensuite son poème le plus célèbre, inspiré d’une histoire vraie, la Boucle dérobée (The Rape of the Lock, 1712), fantaisie héroï-comique inspirée du Lutrin de Boileau, dans laquelle il confirme son penchant pour la mythologie galante. Il publie ensuite la Forêt de Windsor (Windsor Forest, 1713), poème pastoral d’une tonalité plus grave, qui conjugue les églogues virgiliennes aux considérations politiques du temps, puis Vers en souvenir d’une femme malheureuse (Verses to the Memory of an Unfortunate Lady) et l’Épître d’Héloïse à Abélard (Eloisa to Abelard, 1717), deux poèmes d’inspiration amoureuse. Ses traductions de l’Iliade (1715-1720) et de l’Odyssée (1725-1726, en collaboration avec William Broome) d’Homère, dont il polit la rudesse rhétorique, marquent l’apogée d’un style mesuré et réfractaire à l’emphase épique. En outre, l’écriture de Pope porte à la perfection la forme contraignante du distique héroïque (unité de deux pentamètres iambiques rimés, généralement terminée par un point), que John Dryden avait précédemment développée.
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