Comité de salut public
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Comité de salut public
4. Le comité après le 9 Thermidor

Épuré de ses membres « robespierristes », le Comité de salut public est maintenu après le 9 Thermidor. Le décret du 7 fructidor an II (24 août 1794) révise ses pouvoirs mais, contrairement à ce qui a été longtemps admis, le comité reste une instance éminente, en charge de la diplomatie et de la défense — notamment, il peut toujours traduire des suspects devant le Tribunal révolutionnaire. Chaque mois, un renouvellement partiel du comité permet de limiter les ascendances trop dangereuses, comme il a pu en exister avec Robespierre et la « dictature jacobine ». Augmenté à seize membres en avril 1795, le comité recouvre sa prédominance politique avec le décret du 21 floréal an III (10 mai 1795). Durant cette période thermidorienne, les conventionnels Merlin de Douai, Jean-Jacques de Cambacérès, le comte de Boissy d’Anglas, Emmanuel Sieyès et Jean-François Reubell sont les membres les plus éminents du comité.

Le Comité de salut public est supprimé avec la Convention en octobre 1795, l'ensemble des prérogatives de gouvernement revenant désormais au Directoire.