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L’Odéon et la compagnie Renaud-Barrault |
Opposé aux réformes mises en œuvre dans cette institution, il en démissionne six ans plus tard, pour fonder avec sa femme, Madeleine Renaud, également démissionnaire, la compagnie Renaud-Barrault, qui s’installe pour dix ans au théâtre Marigny, à Paris. En 1959, André Malraux, alors ministre de la Culture, lui confie la direction de l’Odéon, rebaptisé alors Théâtre de France. Durant toute cette période, Jean-Louis Barrault propose un répertoire éclectique : des classiques comme Hamlet de William Shakespeare (1946) ou les Fausses Confidences de Marivaux (1946), des pièces de Paul Claudel, son auteur préféré (Partage de midi, 1948 ; l’Échange, 1951 ; Christophe Colomb, 1953 ; Tête d’or, 1959) et des pièces contemporaines comme le Personnage combattant de Jean Vauthier (1956) ou Rhinocéros d’Eugène Ionesco (1960). Il invite des metteurs en scène comme Roger Blin, Jean-Marie Serreau, Maurice Béjart, et à partir de 1966, dans le cadre du théâtre des Nations, Jerzy Grotowski, Peter Brook et la troupe du Living Theatre. Mais, ayant accueilli avec sympathie en mai 1968 l’occupation de l’Odéon par des étudiants contestataires, Jean-Louis Barrault est congédié. Il donne alors son Rabelais sur un ring de catch à l’Élysée-Montmartre. Il reconstitue avec son épouse la compagnie Renaud-Barrault, qui s’installe en 1972 dans la gare d’Orsay puis en 1981 au Rond-Point des Champs-Élysées. Cette dernière période est marquée surtout par des adaptations ou des créations à partir de montages de textes (Ainsi parlait Zarathoustra, 1974 ; les Nuits de Paris, 1976 ; Zadig, 1979).
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