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Voleur et écrivain |
Genet écrit beaucoup dans les années qui suivent, notamment des romans, qui lui valent la reconnaissance des milieux littéraires : en 1948, c'est la protection de personnalités importantes, parmi lesquelles Cocteau et Sartre, qui lui évite la relégation perpétuelle. Jean Genet ne cesse pas pour autant de se considérer comme criminel, comme paria ; au contraire, il fait de ce renversement des normes sociales et morales le sens de son inscription dans la littérature, comme dans le monde. En 1949, le Journal d'un voleur évoque et continue de provoquer cette assomption du jeune voyou en écrivain. Genet, entré dans le champ dramatique, avec Haute surveillance (publié et représenté en 1949) et les Bonnes, se consacre essentiellement au théâtre jusqu'en 1966 (Lettres à Roger Blin). Par la suite, il se détourne de la littérature et du monde occidental, et prend parti pour les mouvements de révolte des peuples marginaux, fiers et opprimés : celui des Black Panthers aux États-Unis, ou celui des Palestiniens, qu'il évoque dans Quatre heures à Chatila (1982). Il meurt à Paris en avril 1986.
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