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Amiens, paix d'

Amiens, paix d', traité de paix conclu le 25 mars 1802, et paraphé le 27 mars dans l’hôtel de ville d’Amiens, entre Joseph Bonaparte pour la France, lord Cornwallis pour le Royaume-Uni, le chevalier d’Azara pour l’Espagne et Schimmel Penninck pour la République Batave, à la suite de discussions entamées à Londres en octobre 1801.

La paix d’Amiens marque la fin de la deuxième coalition, formée du Royaume-Uni, de la Russie, de l’Autriche, de la Turquie et du royaume des Deux-Siciles ; celle-ci s’inscrivait dans le contexte des guerres napoléoniennes et avait déjà pratiquement pris fin avec la paix de Lunéville, le 9 février 1801.

Aux termes de la paix d’Amiens, les troupes britanniques et françaises doivent quitter l’Égypte afin de la restituer à la Turquie. Londres s’engage également auprès de la France et de ses alliées, l’Espagne et la République batave, à leur rendre toutes ses conquêtes, à l’exception de Ceylan et de la Trinité. La France accepte pour sa part d’évacuer Naples, les États pontificaux ainsi que les ports de Tarente, d’Otrante et de Brindisi. Le Royaume-Uni doit également abandonner la colonie du cap de Bonne-Espérance à la République batave (Pays-Bas) et Malte aux hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Ce traité, pourtant bien accueilli, n’a jamais vraiment été respecté : les hostilités ont en effet repris dès 1803.