| Antoine, André | Format lecture | ||||
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| 4. | Du théâtre Antoine à l’Odéon |
De 1897 à 1906, après avoir quitté, au bout de dix-sept jours seulement, la direction du théâtre de l’Odéon, il fonde le théâtre Antoine, non subventionné. Il fait placer une horloge au-dessus de la scène ; les spectacles commencent bien à l’heure. Il reprend ses succès du Théâtre-Libre et révèle de nouveaux auteurs : Jules Renard, dont le Poil de carotte, en 1900, est un triomphe et, la même année, Henry Bernstein, dont il monte la première pièce, le Marché.
André Antoine est finalement rappelé à la direction de l’Odéon. De 1906 à 1913, il monte ou « produit » 364 pièces, une par semaine environ, abordant le répertoire classique avec Pierre Corneille (le Cid, 1910 ; reconstitution « aux chandelles » de la première représentation de 1636), Molière (Tartuffe, 1907) et Racine (Esther, 1912). Pour ses mises en scène de William Shakespeare (Jules César, 1906 ; Coriolan et Roméo et Juliette, 1910), il s’inspire de la scène élisabéthaine et des dispositifs à mansions du théâtre médiéval, inaugurant la pratique de la fragmentation de l’espace scénique.