Mirabeau
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Mirabeau
3. Le comte de Mirabeau, un tribun populaire

Élu aux États généraux en 1789 — non par la noblesse qui le désapprouve mais par le tiers état d’Aix-en-Provence —, le nouveau comte de Mirabeau (titre dont il vient d’hériter la même année) s’impose rapidement comme le porte-parole des revendications du tiers en publiant un Appel à la nation provençale et des Lettres du comte de Mirabeau à ses commettants. Le 17 juin 1789, il concourt avec l’abbé Emmanuel Sieyès à la transformation des États généraux en Assemblée nationale. Quelques jours plus tard, il peaufine son immense popularité en refusant d’obéir aux ordres du roi Louis XVI, et en prêtant serment dans la salle du Jeu de paume (23 juin). Membre (présumé) d’une loge maçonnique, ce brillant orateur défend les droits de liberté de la presse avec la publication de son Courrier de Provence, participe à la rédaction de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (26 août), soutient la réquisition des biens du clergé et rejoint les premiers Jacobins à la fin de l’année 1789.