Mirabeau
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Mirabeau
4. De la monarchie constitutionnelle au double jeu

Cependant, effrayé par la puissance croissante du peuple dans la marche révolutionnaire, Mirabeau commence à modérer sa position : celui qui s’est levé contre l’absolutisme se fait désormais le partisan d’une monarchie constitutionnelle. Il essaie de concilier ses théories avec les principes révolutionnaires, en défendant le droit de veto absolu du roi Louis XVI, allant ainsi à l’encontre du mouvement général de l’Assemblée nationale constituante qui décide un veto suspensif. Il envisage d’occuper un poste de ministre chargé des relations entre l’Assemblée nationale et le roi. Mais, dès novembre 1789, l’Assemblée coupe court à ses ambitions en décrétant qu’aucun député de la Constituante ne pourra devenir ministre.

En juillet 1790, Mirabeau obtient une première entrevue secrète avec le roi dont il est devenu le conseiller secret contre subventions ; ses propositions au souverain pour se maintenir sur le trône et en finir avec la Révolution ne sont toutefois jamais réellement écoutées par le roi. Malgré cette situation double et quelques animosités au sein de l’hémicycle, Mirabeau est élu président de la Constituante le 30 janvier 1791. Il meurt en avril de la même année, usé par une vie d’excès et de travail. Sa dépouille est déposée au Panthéon, mais en est retirée après la découverte de l’armoire de fer contenant notamment sa correspondance avec le roi.

Orateur reconnu, il est l’auteur d’Œuvres oratoires (posth.) et d’une Correspondance entre le comte de Mirabeau et le comte de La Marck (posth.).