| Van Eyck, Jan | Format lecture | ||||
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| 2. | Un artiste de l’école du Nord |
Né probablement à Maaseick (village de la vallée de la Meuse) ou peut-être à Maastricht (la ville voisine), Jan Van Eyck travaille d’abord avec son frère Hubert Van Eyck. Ses plus anciennes œuvres connues sont des enluminures exécutées pour le duc Guillaume IV de Bavière (Heures de Milan-Turin, 1417 — dont une grande partie a disparu lors d’un incendie en 1904).
De 1422 à 1424, Jan se met au service de Jean de Bavière, prince-évêque de Liège, devenu comte de Hollande ; il travaille alors à la décoration du palais de La Haye. En 1425, à la mort de son protecteur, Jan Van Eyck entre au service du duc de Bourgogne, Philippe III le Bon. Valet de chambre et peintre officiel du duc, il est chargé de plusieurs missions diplomatiques — parfois secrètes — qui le conduisent en Angleterre, peut-être à Prague et en Italie, certainement en Espagne (1426-1427) et au Portugal (1429), d’où il expédie au duc le portrait de la princesse Isabelle, sa future épouse.
Résidant entre 1426 et 1429 à Lille, il s’établit ensuite à Bruges, capitale du duché depuis 1419. Pensionné pour cent livres annuelles, fort estimé de son souverain (celui-ci devient le parrain d’un de ses enfants et en dote une autre pour son entrée dans les ordres), Jan Van Eyck travaille aux décors palatiaux et conçoit les œuvres éphémères que requièrent les fêtes de la cour — cette partie profane de ses créations nous est très mal connue. Aristocrates, grands notables d’origine bourgeoise — comme le chancelier Nicolas Rolin —, négociants, banquiers souvent étrangers — tels les Arnolfini, Italiens de Lucques — lui confient également des œuvres de commandes, notamment des peintures religieuses et des portraits. Jan Van Eyck travaille aussi pour la ville : en 1435, il réalise la peinture polychrome de six statues décorant la façade de l’hôtel de ville.
Jan Van Eyck meurt le 9 juillet 1441. Il est inhumé dans l’église Saint-Donatien, détruite à l’époque de la Révolution.