| Calderón de la Barca, Pedro | Format lecture | ||||
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| 2. | Une carrière théâtrale longue et prestigieuse |
Né à Madrid, issu d’une famille noble, Pedro Calderón de la Barca fait ses études au collège jésuite de sa ville natale, puis à l’université de Salamanque. C’est à l’âge de vingt-trois ans qu’il décide d’écrire pour le théâtre. Il acquiert rapidement une solide réputation, remportant notamment un concours de poésie en l’honneur de saint Isidore, le patron de Madrid. Après la mort de Lope de Vega en 1635, il devient le dramaturge le plus en vue de son époque. Cette même année, le roi Philippe IV lui commande une série de pièces pour le théâtre royal et l’ordonne chevalier de l’ordre de Santiago.
Après avoir participé à diverses campagnes militaires (siège de Fontarabie, 1638 ; guerre de Catalogne, 1640), il quitte les armes et entre au service du duc d’Albe. En 1651, il est ordonné prêtre puis il s’installe en 1653 comme prébendier à la cathédrale de Tolède, où il vit dans une atmosphère baignée d’art et de profonde méditation. Porte-parole de la Contre-Réforme, il se consacre pendant une trentaine d’années, à l’écriture d’autos sacramentales (« drames sur l’Eucharistie »), courtes pièces allégoriques en un acte qui mettent en avant les valeurs morales et qui représentent de façon originale le mystère de la sainte Eucharistie. En 1663, il est nommé chapelain du roi à Madrid, qu’il ne quitte plus jusqu’à sa mort.