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Œuvre |
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Les jeux-partis |
C’est probablement lors d’un de ces séjours en Italie qu’Adam de la Halle rime vers 1272 un Congé qui, sur le thème lyrique de l’exil et de la séparation, mêle le sarcasme, l’éloge courtois et la reconnaissance. La modernité de cette œuvre réside dans l’apparition, alors nouvelle, de l’allusion autobiographique et du message personnel. Mais ce sont surtout ses « jeux-partis » qui font de lui l’un des talents les plus originaux de son époque. Adam compose ainsi le Jeu de la feuillée, une pièce dramatique où se succèdent scènes satiriques, burlesques et féeriques qui préfigure, par l’intervention de la folie, le genre de la sottie. D’un type différent, le Jeu de Robin et Marion se présente comme la mise en scène d’une pastourelle, où alternent chants et danses, sans accompagnement musical, avec des dialogues parlés. Par l’utilisation de ces procédés alors inédits, le Jeu de Robin et de Marion inaugure l’histoire du futur opéra-comique. En outre, ces « jeux » d’Adam le Bossu constituent les deux premiers exemples de théâtre d’inspiration entièrement profane
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Une œuvre riche et variée |
Auteur de chansons (trente-six sont restées à la postérité), de jeux-partis (dix-huit connus), de rondeaux, de motets, d’un roman, d’un congé (c’est-à-dire un adieu à ses amis), de poésies et de ballades (non conservées), Adam de la Halle a connu une renommée certaine auprès de ses contemporains.
Novateur à la scène, il l’est également dans le domaine des formes musicales. Maître à l’école de musique d’Arras, il a introduit la polyphonie à trois voix dans ses motets et ses rondeaux en langue vulgaire (quatorze rondeaux, un rondeau-virelai et une ballade ont été conservées), ces derniers constituant une partie des chefs-d’œuvre de la musique du xiiie siècle.
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