| Burne-Jones | Format lecture | ||||
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| 3. | Le peintre de la beauté idéale |
Les toiles de Burne-Jones, inspirées de thèmes médiévaux, classiques et bibliques, témoignent d'un style à la fois sentimental et onirique (le Roi Cophetua et la jeune mendiante, 1884, Tate Britain, Londres) qui se démarque peu à peu de la leçon de Rossetti. Il s'inspire dans ses peintures — empreintes d'un certain symbolisme — de récits mythiques et légendaires (Histoire de Pygmalion, 1869, City Museum, Birmingham ; l'Enchantement de Merlin, 1874, Lady Lever Art Gallery, Port Sunlight) qu'il peuple de figures idéalisées.
Burne-Jones a joué en outre un grand rôle dans la renaissance des arts appliqués d'inspiration médiévale dont William Morris est l'initiateur. Il a conçu pour l'entreprise de ce dernier des vitraux (destinés notamment à l'église d'Édimbourg), des mosaïques et des tapisseries et a illustré également des ouvrages (Kelmscott Chaucer, 1896) publiés par la Kelmscott Press, maison d'édition dirigée par Morris. Sa production artistique préfigure le style Art nouveau.