Léopold Ier de Saxe-Cobourg
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Léopold Ier de Saxe-Cobourg
3. Un souverain constitutionnel

En 1830, Léopold refusa le trône de Grèce qui devait finalement échoir à Othon Ier de Bavière. L’année suivante, il fut élu roi des Belges par le Congrès national, à l’instigation de Joseph Lebeau, après que Louis Philippe, craignant la réaction des Britanniques, eut décliné le trône pour son second fils, le duc de Nemours. Léopold Ier, qui prêta serment à la Constitution le 21 juillet 1831, devenait le souverain d’un nouvel État, né lors de la conférence de Londres de la scission du jeune royaume des Pays-Bas, lui-même créé lors du congrès de Vienne sur les décombres des possessions flamandes des Habsbourg.

L’année suivante, Léopold Ier, ayant rompu une alliance morganatique avec l’actrice Karoline Bauer, épousa la princesse Louise-Marie d’Orléans, fille de Louis Philippe, qui devait lui donner quatre enfants : Louis Philippe, mort en bas âge, le futur Léopold II, Philippe, comte de Flandre et Charlotte, épouse de Maximilien, empereur de Mexique.

Dès le 2 août 1831, cependant, la Belgique dut affronter une attaque des Néerlandais. Trop faible, elle dut faire appel à la France, dont les armées parvinrent à repousser les troupes de Guillaume Ier. La paix fut cependant subordonnée à d’importantes concessions territoriales, puisque la Belgique dut renoncer à Maastricht, au Limbourg hollandais et au Luxembourg de langue allemande, qu’elle avait reçus à la conférence de Londres. L’indépendance de la Belgique ne fut reconnue de manière définitive par les Pays-Bas qu’en 1839.

Très populaire, Léopold Ier s’employa à préserver l’intégrité de son pays face aux ambitions territoriales de la Prusse et de la France, tout en s’employant, à l’intérieur, à favoriser la paix entre catholique et libéraux. Il travailla inlassablement à la paix en Europe, dans laquelle il comptait de nombreux liens de parenté, ayant toujours encouragé une politique matrimoniale qui devait associer la maison de Saxe-Cobourg à de nombreux trônes d’Europe : ainsi, il avait été l’un des artisans du mariage de sa nièce Victoria avec l’un de ses neveux, le prince Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, ainsi que celui d’un autre de ses neveux, Ferdinand, avec Marie II, reine de Portugal.