Michel-Ange
Dans le menu Fichier, cliquez sur Imprimer.
Michel-Ange
2. Formation du Florentin

Né dans le village de Caprese, près d’Arezzo, Michelangelo Buonarroti — dit Michel-Ange — est lié à la famille Médicis par son père Ludovico, qui travaille pour la république de Florence. À l’âge de 13 ans, il est placé en apprentissage dans l’atelier du peintre Domenico Ghirlandaio où il réalise notamment des copies de Giotto et de Masaccio. Puis en 1489, il entre dans l’école de Bertoldo di Giovanni — sculpteur attaché à la collection d’antiques du jardin des Médicis, près du couvent San Marco de Florence —, où il étudie la sculpture antique. Laurent de Médicis, dit le Magnifique, ne tarde pas à remarquer l’aisance du jeune homme à concevoir des formes nouvelles et l’invite bientôt chez lui. Michel-Ange a alors l’occasion de rencontrer les plus jeunes des Médicis (dont les deux futurs papes Léon X et Clément VII) et fréquente également un cercle d’humanistes et de lettrés (tels que Marsile Ficin, Francesco Landini et Politien) qui vont fortement l’influencer : Michel-Ange, également poète, a laissé des vers portant sur l’art, mais également sur la philosophie néoplatonicienne et sur ses relations personnelles.

À l’âge de 16 ans, Michel-Ange a déjà produit au moins deux bas-reliefs, dont le Combat des Lapithes et des Centaures (1490-1492, Casa Buonarroti, Florence) qui fait référence aux sarcophages de l’Antiquité tardive. Son mécène, Laurent de Médicis, meurt en 1492 et, fin novembre 1494, Michel-Ange quitte Florence, au moment où les Médicis en sont temporairement expulsés. Il gagne Venise, puis Bologne, où il complète par plusieurs statuettes en marbre (saint Pétrone et saint Procule, 1494-1495) la châsse de saint Dominique réalisée au XIIIe siècle par l’atelier de Nicola Pisano et poursuivie, entre 1469 et 1473, par le sculpteur bolonais Niccolo dell’Arca (église San Domenico, Bologne).