programme, musique à
Dans le menu Fichier, cliquez sur Imprimer.
programme, musique à
4. Autres formes

D'autres genres de musique à programme sont illustrés par la Danse macabre (1874), qui est une étude du grotesque vu par le compositeur français Camille Saint-Saëns ; les variations Enigma (1899), qui brossent les portraits d'un groupe d'amis, du compositeur britannique Edward Elgar, Prélude à l'après-midi d'un faune (1894), inspiré du poème du même nom de Stéphane Mallarmé et composé par Claude Debussy, ou Music for a Great City (1964), œuvre orchestrale décrivant la vie à New York, du compositeur américain Aaron Copland.

La musique à programme fut également utilisée à des fins de propagande politique, comme dans la Symphonie n° 3, le Premier Mai (1931), du compositeur soviétique Dmitri Chostakovitch.

Les compositeurs plus récents, en particulier ceux utilisant le système dodécaphonique, ont eu tendance à amplifier la nature abstraite de la musique et, quand ils utilisaient des titres, à les choisir pour leurs connotations générales ; ainsi par exemple Differences (1959), du compositeur italien Luciano Berio, ou Moments (1964), du compositeur allemand Karlheinz Stockhausen.

On peut dire que la musique produite par le synthétiseur ou les enregistrements électroniques, notamment la musique concrète, a inversé le processus traditionnel de description musicale, puisqu'elle part de sons non musicaux reconnaissables qu'elle mélange, mixe et déforme, transformant ainsi en abstrait ce qui était concret. Voir aussi Musique, histoire de la ; Forme (musique).