| Sturm und Drang | Format lecture | ||||
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| 2. | Origines et protagonistes |
Le Sturm und Drang doit son nom à un drame de Friedrich Maximilian von Klinger (Sturm und Drang, 1776). Parmi ses précurseurs se distinguent notamment le philosophe Johann Georg Hamann, « le mage du Nord », et Heinrich Wilhelm von Gersternberg, spécialiste de Shakespeare. C’est à partir de la rencontre de Johann Gottfried Herder, élève de Hamann, et du jeune Goethe, en 1770 à Strasbourg, que l’on peut parler du Sturm und Drang comme d’un groupe littéraire.
Goethe fait également la connaissance de Jakob Michael Reinhold Lenz, Heinrich Leopold Wagner et Heinrich Jung-Stilling qui participent à l’émergence du mouvement. Ce groupe réunit en outre de jeunes écrivains, à Darmstadt et Francfort, comme Friedrich Maximilian Klinger, Friedrich Müller (dit Maler-Müller), Friedrich Heinrich Jacobi et Karl Philipp Moritz.
Les Frankfurter Gelehrten Anzeingen (Annonces savantes de Francfort), publiées par Johann Heinrich Merck, constituent un temps l’organe de la jeune école. Des liens se tissent également avec les Suisses Lavater et Ulrich Bräker. Dix ans après le début du mouvement, alors que le groupe initial s’est dispersé depuis longtemps, Friedrich von Schiller, influencé par son compatriote Christian Friedrich Daniel Schubart, découvre le Sturm und Drang et en fait revivre l’esprit et la dynamique impétueuse.