| Sahara | Format lecture | ||||
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| 2. | Milieu naturel |
| 1. | Relief |
Le Sahara se subdivise en plusieurs ensembles. L’ouest est une région de plaines couvertes de pierres et de déserts de sable dont l’altitude varie. Mis à part dans les régions côtières, les précipitations sont très rares et l’écoulement des eaux de surface inexistant. Cependant, il existe de nombreuses rivières souterraines, qui proviennent notamment des monts de l’Atlas. De temps en temps, les eaux de ces rivières remontent à la surface et, dans ces oasis irriguées naturellement, les plantes poussent aisément. Le sol de cette région du Sahara est fertile et produit d’excellentes récoltes, là où l’irrigation est possible.
Le plateau central du Sahara s’étend sur approximativement 1 600 km suivant une direction nord-ouest sud-est. Le Tanezrouft, dans le sud de l’Algérie, est particulièrement aride. Le plateau lui-même a une altitude qui varie de 600 m à 750 m. Le Hoggar, un massif volcanique, en Algérie, et le Tibesti, aux confins de la Libye, du Niger et du Tchad, ont des sommets qui s’élèvent à plus de 3 000 m (l’Emi Koussi, 3 415 m, plus haut sommet du Sahara, dans le Tibesti, et le Tahat, 2 918 m, dans le Hoggar). Bien que les précipitations soient faibles, plusieurs sommets du Sahara central sont recouverts de neige une partie de l’année.
Le désert Libyque est la région la plus aride du Sahara. Il n’y a pratiquement pas d’humidité et il n’existe que peu d’oasis. Cette région est quasiment dépourvue de toute vie animale et végétale. Le sol se caractérise par ses zones de sable et par ses hautes dunes qui dépassent 100 m de hauteur.
Plus à l’est se situent la vallée du Nil puis la région montagneuse du désert de Nubie. L’irrigation transforme le désert en une terre fertile et cultivable sur une grande partie de la vallée du Nil en Égypte.
| 2. | Climat |
Le climat du Sahara, chaud, ensoleillé et aride, est caractéristique de celui d’un désert chaud, situé de part et d’autre d’un tropique. Il résulte de la subsidence de l’air sous l’effet des anticyclones permanents qui se produisent entre 25° et 35° de latitude nord.
L’insolation est de plus de trois mille heures par an. Les températures diurnes sont très élevées, pouvant dépasser 50 °C, et l’amplitude thermique entre le jour et la nuit est souvent supérieure à 35 ou 40 °C ; l’amplitude annuelle peut atteindre 50 °C ; en hiver, il peut geler quelques jours à Tamanrasset, par exemple.
Les précipitations sont très rares et irrégulières ; la plupart des régions reçoivent en moyenne moins de 130 mm de pluie par an, et certaines, comme le Tanezrouft ou le désert Libyque, restent plusieurs années sans pluie. Les pluies peuvent survenir sous la forme d’averses très brutales, et l’eau ruisselle dans les oueds. En Égypte, la haute vallée du Nil ne reçoit que quelques jours de pluie par an. Les précipitations augmentent dans les massifs montagneux du Hoggar et du Tibesti, et en marge du désert, surtout sous la forme d’averses estivales. Des vents brûlants, comme le sirocco, ou plus frais, comme l’harmattan, modèlent et modifient le relief.
L’aréisme (absence d’écoulement fluvial) est général. Le Nil, qui provient de la zone tropicale, est l’unique — et notable — exception d’un cours d’eau réussissant à traverser ce désert, bien qu’il s’appauvrisse par évaporation lors de sa traversée du Soudan et de l’Égypte.
| 3. | Végétation et faune |
Le Sahara est quasiment dépourvu de végétation. Quelques arbustes isolés, faits de tamaris ou d’acacias jalonnent les lits des oueds. Les rares averses peuvent entraîner la pousse d’une maigre prairie temporaire, l’acheb, recherchée par les nomades.
La faune, rare, se compose de petits mammifères adaptés à la vie dans le désert, comme le fennec et la gerboise. Le principal animal du Sahara reste le dromadaire utilisé comme moyen de transport par les populations du Sahara.
| 4. | Population |
En dehors de la vallée du Nil, la population du Sahara, qui regroupe environ 1,5 à 2 millions de personnes, est principalement constituée de nomades islamisés, Maures et Touareg ; ces derniers, les plus nombreux, regroupés dans les régions montagneuses du Hoggar, du tassili des Ajjer et de l’Aïr, revendiquent aujourd’hui leur indépendance face aux gouvernements du Mali, de l’Algérie et du Niger.
Les principaux points de peuplement du désert sont des oasis, telles Ghardaïa, Tamenghest (anciennement Tamanrasset), les oasis du Souf en Algérie ; Sebah, Ghadamès et Mourzouk dans le Fezzan ; Koufra en Libye ; Kattara et Baharieh en Égypte. L’eau présente dans le sous-sol peut être atteinte en creusant le sable et en installant des entonnoirs d’où les racines des palmiers-dattiers atteignent la nappe phréatique. Des systèmes de pompage sont également utilisés.
Le nord du Sahara a maintenant acquis une certaine importance économique grâce à la découverte de vastes gisements de pétrole en Algérie et en Libye et de phosphates dans le Sahara-Occidental.