| national-socialisme | Format lecture | ||||
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| 4. | La longue marche vers le pouvoir |
Hitler, voulant exploiter le mécontentement suscité par l’occupation de la Ruhr par les armées française et belge, organise avec le général Erich Ludendorff un coup de force à Munich, premier pas vers une prise du pouvoir à Berlin. Le 8 novembre 1923, il se rend avec 600 membres des SA à la brasserie Feldherrnhalle, où Gustav von Kahr, le chef du gouvernement bavarois, tient une réunion. Von Kahr et ses collaborateurs sont appréhendés et contraints de proclamer la formation d’un nouveau gouvernement national. À peine relâché, il se retourne contre Hitler et Ludendorff, qui doivent s’enfuir après une brève échauffourée avec la police, le 9 novembre. Le putsch de Munich a échoué ; Hitler est condamné à cinq ans de prison et son parti interdit. En prison, où il ne reste que treize mois, Hitler commence à rédiger Mein Kampf, qu’il dicte à Rudolf Hess. Dans cet ouvrage sont clairement exposées les doctrines du national-socialisme, les techniques de propagande et la stratégie pour conquérir l’Allemagne puis l’Europe.
Quand Hitler est libéré, le Parti national-socialiste a disparu ; la situation économique du pays, qui s’est améliorée, est devenue favorable aux partis politiques modérés. Le 27 février 1925, il recrée toutefois le NSDAP, qui compte 27 000 membres dès la fin de l’année. Il entreprend de le réorganiser avec l’aide de quelques fidèles et décide de prendre le pouvoir par les voies légales plutôt que par la force. En 1926, il se nomme Führer (« guide ») du parti et s’entoure d’une garde personnelle, les SS (Schutzstaffeln, « échelons de protection »), qui devient une sorte de police militarisée. Les SS sont chargés de superviser et de surveiller le parti et les SA constituent sa branche paramilitaire.
La crise économique mondiale de 1929 interrompt le flux de capitaux étrangers vers l’Allemagne, ce qui entraîne une baisse des exportations et une chute de la production industrielle. Le chômage augmente considérablement, tandis que les prix agricoles s’effondrent. La dépression fragilise la République de Weimar, soumise à des attaques de plus en plus vives de la droite et de la gauche, et crée les conditions favorables à une révolution. Le Parti national-socialiste reçoit d’importants subsides de Fritz Thyssen et des Krupp, dirigeants de puissants conglomérats sidérurgiques et industriels, ainsi que d’autres capitalistes. Toutefois, nombre d’industriels allemands s’opposent au national-socialisme.