national-socialisme
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10. La marche à la guerre

La remilitarisation de l’Allemagne et son projet de regrouper tous les peuples de langue allemande au sein d’une même nation, au cœur du projet nazi, conduisent inéluctablement l’Allemagne vers une politique expansionniste qui conduit au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

Les nazis s’activent politiquement et diplomatiquement à la création de la « grande Allemagne », au besoin par la force. Les principales étapes de ce processus sont la remilitarisation de la Rhénanie (1936), la formation de l’axe italo-allemand (1936), l’intervention dans la guerre civile espagnole (1936-1939) en faveur des nationalistes de Franco, l’Anschluss (en fait une annexion) avec l’Autriche (1938), le démantèlement de l’État tchécoslovaque (1939), la signature d’un pacte de non-agression avec l’Union soviétique, le pacte germano-soviétique, prévoyant le partage de la Pologne. L’invasion de la Pologne le 1er septembre 1939 déclenche la Seconde Guerre mondiale.

Hitler affirme que le IIIe Reich durera mille ans du fait que, selon lui, il est parvenu à dépasser les contradictions du capitalisme et du marxisme. Apparu dans une période de trouble international marquée par l’émergence de régimes fascistes ou de dictatures militaires classiques dans de nombreux pays d’Europe (Espagne, Italie, Portugal, Hongrie, Pologne), le nazisme prétend être la solution à la crise économique et sociale des années 1930.

La conquête territoriale et la domination des peuples au nom de la prétendue supériorité de la « race aryenne » étant inhérentes à ce projet, l’Europe est mise à feu et à sang comme jamais dans l’histoire. La Seconde Guerre mondiale fait 50 millions de victimes. La « solution finale » mise en œuvre par les nazis pour exterminer les Juifs aboutit à un génocide (plus de 6 millions de morts). Le procès de Nuremberg, en 1945, révèle les crimes contre l’humanité commis par le régime nazi et ses collaborateurs. Aujourd’hui, des groupuscules se réclamant de cette idéologie existent en Allemagne et ailleurs. Ils s’appuient sur les thèses révisionnistes ou négationnistes (relecture de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale en gommant, voire en niant les crimes du national-socialisme), et exercent des actes de violence raciste.