Byron, lord
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Byron, lord
4. L’exil européen

Il s’établit ensuite à Venise où, de 1816 à 1819, il écrit un drame Manfred (1817), qui fait l’objet d’une correspondance avec Goethe, les deux premiers chants de Don Juan (1818-1819) et le quatrième et dernier chant du Chevalier Harold (1818). À Venise encore, il compose Beppo (1818), conte vénitien influencé par les burlesques italiens et rédigé en ottava rima (stance de huit lignes de dix ou onze syllabes également utilisée dans Don Juan), Mazeppa (1819), deux mystères, Caïn (1821) et le Ciel et la Terre (1823), et deux tragédies, Marino Faliero et Sardanapale (1821). Il est à Pise en 1822, lorsque meurt sa belle-mère, lady Nœl Milbanke, qui lui laisse en héritage la moitié de sa fortune.

Avec Shelley et Leigh Hunt, journaliste lui aussi contraint à l’exil, il lance le Libéral, revue trimestrielle dont la brève parution est interrompue par la mort de Shelley et par la querelle qui oppose Byron à Hunt. La Vision du jugement paraît dans le numéro d’octobre 1822 : Byron y éreinte Robert Southey, qui, dans la préface d’une œuvre de commande composée en l’honneur du roi George III, Une vision du jugement, l’a traité de « poète satanique ». Le frère de Leigh, John Hunt, publie les derniers chants de Don Juan, l’Âge de bronze (1823), une critique de la politique anglaise lors du congrès de Vérone et l’Île, une idylle tropicale.

Accablé par les deuils (il perd, cette même année 1822, sa fille, Allegra), affaibli par la malaria, il s’embarque en juillet 1823 pour la Grèce, gagne Missolonghi où il organise les différentes factions du mouvement de libération de la Grèce en lutte contre les Turcs. Nommé commandant en chef des forces armées grecques en janvier 1824, Byron, terrassé par une fièvre, meurt à Missolonghi trois mois plus tard.