| Montagnards (histoire) | Format lecture | ||||
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| 3. | La Montagne dans l’ombre de la Gironde (septembre 1792-mai 1793) |
Contrairement aux Girondins (Jacobins plus modérés) qui prônent la guerre contre les monarchies européennes, les Montagnards sont hostiles à toute aventure étrangère avant d’avoir assis la Révolution en France. Aussi, lorsque les Girondins font leur entrée le 15 mars 1792 dans le gouvernement, la Montagne peut-elle aisément imaginer avoir perdu la bataille. Et les faits corroborent cette thèse puisque la France déclare la guerre à l’Autriche et à la Prusse dès le 20 avril.
Cependant, après la journée insurrectionnelle du 10 août 1792 — qui voit la chute de la monarchie à l'instigation des Montagnards —, les deux factions jacobines s'accordent un temps pour proclamer la République, le 21 septembre 1792. La lutte fratricide continue cependant. Minoritaires à la Convention nationale, les Montagnards, avec Georges Danton en tête, s'appuient sur la Commune de Paris et sur le club des Jacobins qui disposent d'excellents relais dans tout le pays. C’est par ces pressions incessantes qu’ils parviennent à imposer le procès du roi Louis XVI en janvier 1793, ainsi que plusieurs mesures radicales pour sauver la Révolution menacée : création du Tribunal révolutionnaire, du Comité de salut public, etc.