Montagnards (histoire)
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Montagnards (histoire)
4. Les Montagnards au pouvoir (juin 1793-juillet 1794)

Par les journées d’émeutes populaires du 31 mai au 2 juin 1793, les Montagnards évincent les Girondins (dont ils font exécuter les chefs) et s'emparent du pouvoir au sein du Comité de salut public. Une fois maître de la Convention (bien que ne représentant, selon les dernières études, que 35 p. 100 au plus des députés de l’assemblée), ils poussent la Révolution à son paroxysme ; en adéquation avec leur programme « mettre la morale en action », ils prennent des mesures d’exception telle la mise en place d’un régime de Terreur ou l’instauration de mesures économiques dirigistes. Les révoltes en province (royalistes en Vendée, en Bretagne et dans le Lyonnais ; fédéralistes dans le Bordelais et le Sud méditerranéen) et les attaques des coalisés aux frontières du pays affaiblissent le gouvernement. Dans ce climat, les Montagnards se déchirent entre plusieurs factions menées par Jacques René Hébert (les hébertistes) et Georges Danton (les indulgents), en marge des décisions robespierristes.

Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), Robespierre et les membres du Comité de salut public sont mis en accusation devant la Convention ; condamnés à mort, ils sont exécutés le lendemain. Durant la réaction thermidorienne, qui fait suite à la chute de « l’Incorruptible » jacobin, les Montagnards sont pourchassés et disparaissent politiquement (voir Convention thermidorienne).

Par son éclectisme politique et idéologique, souvent paradoxal, la Montagne préfigure les diverses tendances du républicanisme qui s’impose au xixe siècle.