Meyerhold, Vsevolod
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Meyerhold, Vsevolod
4. L’« Octobre théâtral »

Au lendemain de la Révolution russe de 1917 — Meyerhold est l’un des premiers artistes à rallier le bolchevisme et s’inscrit en 1918 au Parti communiste —, il fait figure de chef de file de l’avant-garde théâtrale en Russie. Il lance l’« Octobre théâtral », prend la direction des Théâtres de Petrograd, puis de Moscou, et met en scène les pièces comiques et didactiques de Maïakovski (Mystère bouffe, 1918 ; la Punaise, 1929 ; les Bains, 1930). Il travaille avec des auteurs et des peintres issus du constructivisme et imagine une scénographie dynamique à l’aide d’échafaudages géométriques, d’échelles, de plates-formes et d’écrans mobiles. Le Cocu magnifique de Crommelynck, en 1922, est sa première mise en scène constructiviste.

Ses jeunes acteurs, véritables gymnastes et acrobates, sont soumis à un entraînement rigoureux, comprenant un système d’exercices mentaux et physiques appelé « biomécanique ». Inspirée de ses travaux autour du théâtre asiatique et du cirque, la biomécanique, qui tient l’acteur pour une machine vivante, est censée lui donner la capacité de contrôler très précisément ses émotions et ses mouvements.

Meyerhold s’attache également à une « relecture » provocatrice de classiques russes et européens, comme la Forêt d’Ostrovski (1924) et le Revizor de Gogol.