Paris
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Paris
3. Économie

L’agglomération parisienne constitue le plus grand marché de l’emploi en France. Les opportunités y sont plus nombreuses et le taux de chômage plus faible que dans le reste du pays. Cependant, la répartition des emplois est fortement déséquilibrée : Paris intra-muros rassemble (en 2004) plus de 43 p. 100 des emplois de la Région Île-de-France alors qu’elle ne regroupe que 21,6 p. 100 des habitants. Sa population active se caractérise par un niveau de qualification très élevé (à l’échelon national, surreprésentation des cadres, des professions libérales, etc.). Capitale politique, Paris est le siège du gouvernement, des ministères, des grandes administrations, des ambassades étrangères et de plusieurs organismes internationaux (Unesco, OCDE).

1. Les activités industrielles

Les activités industrielles traditionnelles (automobile notamment) et les industries de pointe sont développées hors des limites périphériques de Paris, qui accueille en revanche de très nombreuses petites et moyennes entreprises (PME), notamment spécialisées dans l’industries du luxe (confection et haute couture, bijouterie, joaillerie), qui contribuent à sa renommée internationale.

2. Le secteur tertiaire

Les activités tertiaires (commerce, tourisme, information et communication notamment) sont prédominantes à Paris, qui constitue un grand centre d’affaires et de décision national et international : environ 75 p. 100 des 500 plus grandes entreprises françaises y ont leur siège social, et une grande partie des activités bancaires et financières du pays s’y concentrent (la Bourse de Paris est l’une des principales places boursières européennes et mondiales) ; de nombreuses multinationales étrangères y ont également installé leur siège européen. Les plus importants quartiers d’affaires de la capitale sont le triangle Bourse–Opéra-Champs-Élysées et le quartier de la Défense.

Le tourisme représente une activité de premier plan : en 2004, Paris intra-muros a reçu 25 millions de touristes, ce qui en fait la première destination touristique française, européenne et mondiale.

3. Le réseau de transports

Les transports assurent encore davantage la suprématie de la capitale. Les aéroports parisiens (situés en périphérie de la ville) assurent plus de 60 p. 100 du trafic passager aéroportuaire et près de 90 p. 100 du fret aérien français (en 2005). Deux grands aéroports internationaux (Orly et Roissy-Charles-de-Gaulle) et un aéroport d’affaires (Le Bourget) desservent l’agglomération parisienne, avec un trafic passager annuel de plus de 78 millions de voyageurs (2e rang européen après Londres, en 2005).

Paris est également au cœur du réseau routier et ferroviaire national (« réseau en étoile »), même si de nouveaux tronçons autoroutiers et des gares d’interconnexion TGV permettent depuis les années 1980 de contourner la capitale. Six gares desservent le centre-ville : la gare de Lyon, la gare d’Austerlitz, la gare de l’Est, la gare du Nord, la gare Saint-Lazare et la gare Montparnasse.

La répartition déséquilibrée des emplois provoque quotidiennement de très importantes migrations pendulaires, à l’origine de graves problèmes de circulation (sursaturation du réseau routier aux heures de pointe), de stationnement et de pollution. Une partie des déplacements quotidiens sont assurés toutefois par l’un réseau de transports en commun les plus denses au monde : autobus, métro, tramway, Réseau express régional (RER) et trains de banlieue. Enfin, la navigation fluviale sur la Seine est importante, surtout en aval de la capitale (Basse-Seine), Paris étant le premier port fluvial français (port de Gennevilliers) et le troisième port de France par son trafic (après Marseille et Le Havre).