Terreur
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Terreur
2. L’installation de la Terreur
1. Les prémisses ou l’ascension de Robespierre

À partir du printemps 1793, les périls intérieurs — guerre de Vendée, Chouannerie et bientôt soulèvements fédéralistes — et les menaces extérieures — guerre contre les monarchies européennes coalisées — poussent le gouvernement révolutionnaire à imposer une politique radicale à l’encontre des prétendus ennemis de la République. Le 10 mars 1793, sous l’influence des Montagnards, la Convention girondine inaugure la création d’un Tribunal révolutionnaire, au jugement sans appel pour les crimes contre-révolutionnaires. Puis le 5 septembre 1793, sous la pression des sans-culottes parisiens, la Convention (devenue montagnarde, avec Maximilien de Robespierre à sa tête) met la « Terreur à l'ordre du jour ». Ainsi donc, comme le souligne l’historien Claude Mazauric, les « robespierristes » n’ont pas inventé les mesures de terreur légale ; en lui donnant une cohérence politique nouvelle, ils en ont simplement étendu le champ d’application.

2. Le cadre institutionnel de la Terreur

Le 17 septembre 1793, les conventionnels votent la loi des suspects qui permet l'arrestation immédiate de tous ceux qui « n'ont pas constamment manifesté leur attachement à la Révolution » ou de ceux qui « n'ayant rien fait contre la liberté, n'ont rien fait pour elle ».

Les prérogatives du Tribunal révolutionnaire sont étendues par la loi du 22 prairial an II (10 juin 1794) qui supprime la défense, de même que l'interrogatoire préalable. Des preuves morales peuvent suffire à envoyer quelqu'un à la mort, l'unique alternative étant l'acquittement. Ainsi est mise en place la « Grande Terreur », période paroxysmique de la répression.

Outre le Tribunal révolutionnaire, les principaux instruments de la Terreur sont le Comité de salut public, le Comité de sûreté générale, les comités de surveillance (chargés de délivrer les certificats de civisme, de surveiller les suspects et de les arrêter) et les représentants en mission dans les départements.